Miam littéraire d’automne

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Depuis quelques temps j’habite à deux minutes d’une bibliothèque, ce qui veut dire : zéro excuse pour ne pas m’y inscrire. Dans le lot de mes trop nombreux emprunts (les yeux plus gros que le ventre, tout ça), pas mal de livres me sont tombés des mains, je dois le dire. Mais à l’occasion, paf, magie, l’un d’entre eux s’est parfois détaché des autres. Voici mes coups de cœur les plus récents :

  • La Différence invisible, scénario de Julie Dachez et illustrations de Mademoiselle Caroline.

Bon en vrai celui-là je ne l’ai pas emprunté (puisqu’il n’est pas disponible dans ma bibliothèque), je l’ai acheté. Je suivais le blog de Julie Dachez depuis un petit moment, alors quand j’ai su qu’elle était désormais l’autrice d’une bande-dessinée portant sur l’autisme (et largement inspirée de son vécu), j’ai eu très envie de découvrir la bête ! Aussitôt achetée, aussitôt dévorée, d’ailleurs. Le travail de collaboration entre la scénariste et l’illustratrice, ainsi que les choix qui en résultent, sont très intéressants. Ils permettent de bien se rendre compte, je pense, de ce à quoi peuvent ressembler une expérience de saturation sensorielle, un sentiment persistant de décalage avec les autres, la nécessité de se protéger d’un monde extérieur à la fois envahissant et énergivore… Il s’agit d’un ouvrage très instructif, à mon avis, pour les personnes qui ne sont pas déjà sensibilisées au sujet.

Pour info, Julie Dachez travaille en ce moment sur un autre projet : Bubble, un film documentaire mettant en avant les témoignages de personnes autistes. Pour participer au financement de ce chouette projet, c’est ici ! Perso j’attends sa concrétisation avec impatience.

  • Le Complexe du papillon, d’Annelise Heurtier.

Annelise Heurtier est également l’autrice de Sweet sixteen, roman jeunesse que je n’ai malheureusement toujours pas eu l’occasion de lire. Son résumé avait pourtant bien éveillé ma curiosité. Du coup lorsque j’ai trouvé Le Complexe du papillon en bibliothèque, j’ai foncé… et pour tout vous dire, je ne regrette rien (non, rien de rien). C’est un roman qui se lit sans difficulté : l’écriture est belle, soignée, avec  de jolies trouvailles. J’ai beaucoup aimé l’ancrage de l’intrigue dans notre époque. Les références culturelles sont récentes et manipulées avec pertinence. C’est crédible, et non pas forcé. J’ai trouvé que c’était une démarche intéressante que de faire référence à Cara Delevingne, par exemple, pour traiter de différentes questions : la popularité, la mode, les normes de beauté… Ce qui est malin, c’est qu’il n’y a rien de moralisateur. Les questions sont posées, simplement. Tout cela m’a beaucoup parlé et rappelé mes années collège et lycée, avec leur lot d’inquiétudes, d’interrogations… J’ai aimé me plonger dans l’univers de la narratrice et voir son cheminement, ainsi que son combat contre les pensées parasites qui, peu à peu, la mènent vers l’anorexie.

Bref, un joli coup de cœur qui me donne très envie de découvrir les autres publications de l’autrice !

  • Notes – Songe est mensonge (tome 4), Boulet.

Comme pour Julie Dachez, je connaissais le fantastique travail de Boulet via son blog. Et ce, depuis des années. Une question se pose donc : pourquoi bon sang POURQUOI ai-je attendu autant de temps avant de me lancer dans la lecture de l’un de ses recueils ? Les Notes de Boulet sont une compilation des publications de son blog, certes, mais l’expérience de lecture est totalement différente. La magie du papier, allez savoir… La différence par rapport au blog, c’est qu’il y a clairement une thématique liant l’ensemble des notes : ici, le rêve. Si j’ai bien compris, Boulet aurait parsemé l’ouvrage d’inédits qui contribuent à créer un fil conducteur. J’ai trouvé la démarche très réussie ! J’ai adoré me vautrer lover dans mon canapé avec une tasse de thé pour y dévorer, pépouze, ce livre truffé d’humour, de poésie et de questionnements existentiels.

Du coup dans la foulée, je me suis commandé Born to be a larve (le tome 1) et Le Pixel quantique (tome 10). Je sais pas trop dans quoi je m’engage, mais ça risque de sentir mauvais pour mon porte-monnaie.

A propos facedecitrouille

Prof de lettres et d’anglais en lycée pro, j’aime la littérature jeunesse et ado de tout mon p'tit cœur de crapaud.

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