Repérages : quatre livres jeunesse sur… la Mort (avec un grand M)

Pour rappel, l’objectif des articles « repérages » est le suivant : vous parler de livres que je n’ai pas encore lus mais qui me font envie…. Récemment, justement, j’ai repéré des livres ayant pour point commun une thématique des plus guillerettes : la mort (c’est bon, j’ai plombé l’ambiance ?). Il faut savoir que j’aime tellement, tellement quand la litté jeunesse, elle qui sait se montrer si inventive, si créative, s’empare de ce sujet. Elle peut d’ailleurs le faire avec une grande délicatesse, par exemple pour évoquer la question du deuil (comme dans le sublime Chaussette)… mais ce qui m’intéresse aujourd’hui, c’est plutôt le côté pas réaliste pour un sou de la force. J’ai donc sélectionné des romans dans lesquels la mort est personnifiée, détraquée, tournée en dérision…. Qu’elle nous terrifie ou qu’on l’accepte avec philosophie, qu’est-ce qui nous empêche de prendre quelques libertés avec le concept ?

 

 

 

  • Rufus le fantôme, de Chrysostome Gourio

« Rufus est un fantôme : à l’école où il va, il y a des zombies, des vampires, des loups-garous… Si le papa de Rufus lui a dessiné un avenir tout tracé, notre fantôme, lui, a d’autres ambitions : il veut devenir LA MORT. Oui, la Faucheuse. C’est pourquoi, avec son copain Octave (un zombie stylé), il a entamé un stage auprès de Melchior, la Mort qui habite au fond du cimetière, pour, plus tard, intégrer la multinationale « LA MORT INC ». Malheureusement, de nouvelles procédures ont été mises en place au sein de la compagnie, qui risquent de faire de son rêve un cauchemar. Rufus décide de réagir : il convainc Melchior et toutes les autres Morts de faire… la grève ! »

La collection Pépix, chez Sarbacane, est centrée sur des romans d’aventures riches en dérision… et pour avoir lu L’écrivain abominable, d’Anne-Gaëlle Balpe, je peux vous certifier que la promesse est largement tenue. Ça promet pour Rufus le fantôme !

  • La Faucheuse, de Neal Shusterman

« Les commandements du Faucheur : Tu tueras. Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation. Tu accorderas une année d’immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue. Tu tueras la famille de ceux qui t’ont résisté. « MidAmérique, milieu du 3e millénaire. Dans un monde où la maladie a été éradiquée, on ne peut plus guère mourir qu’en étant tué aléatoirement (« glané ») par un faucheur professionnel. Citra et Rowan sont deux adolescents qui ont été sélectionnés pour devenir apprentis-Faucheurs ; et, bien qu’ils aient cette vocation en horreur, ils vont devoir apprendre l’art de tuer et comprendre en quoi cette mission est bel et bien une nécessité. Mais seul l’un des deux adolescents sera choisi comme apprenti à part entière, et lorsqu’il devient clair que la première tâche du vainqueur sera de glaner la vie du perdant, Citra et Rowan se retrouvent dressés l’un contre l’autre bien malgré eux… »

Le résumé était déjà suffisamment alléchant en soi, mais la chronique élogieuse de BettieRose books a achevé de me convaincre : il faut absolument que je mette la main sur La Faucheuse, c’est une urgence (si si).

 

 

 

  • They Both Die at the End, Adam Silvera

« On September 5, a little after midnight, Death-Cast calls Mateo Torrez and Rufus Emeterio to give them some bad news: They’re going to die today. Mateo and Rufus are total strangers, but, for different reasons, they’re both looking to make a new friend on their End Day. The good news: There’s an app for that. It’s called the Last Friend, and through it, Rufus and Mateo are about to meet up for one last great adventure—to live a lifetime in a single day. »

Les avis semblent unanimes quant à They Both Die at the End : c’est un roman qui brise le cœur. Eh bien je ne pourrai pas faire semblant de ne pas savoir, quand mon tour sera venu de sortir les mouchoirs… En attendant, j’ai hâte d’enfin lire mon premier roman d’Adam Silvera, un auteur ouvertement gay mettant à l’honneur des personnages LGBT. Et la bonne nouvelle, si vous ne lisez pas l’anglais, c’est que They Both Die at the End devrait cette année paraître en français aux éditions Robert Laffont. Yay !

  • La visite de Petite Mort, de Kitty Crowther

« Petite Mort se désole: les gens qu’elle emmène au royaume de la Mort sont tristes. Ils soupirent, ils ont froid. Jamais personne ne lui parle… Jusqu’au soir où Petite Mort vient chercher Elsewise. La fillette l’accueille avec joie : « Enfin, vous êtes là ! » s’écrie-t-elle en souriant. »

Je n’ai jamais lu d’album de Kitty Crowther et je le regrette profondément parce que ses illustrations semblent si belles, et son univers, si particulier…. Du coup, je commencerais bien avec La visite de Petite Mort. Le titre et la couverture sont mignons comme tout, et le résumé m’intrigue beaucoup !

Untitled design (7)La mort est-elle un sujet qui vous intéresse en littérature ? Avez-vous des livres sur la question à conseiller ?

A propos facedecitrouille

Prof de lettres et d’anglais en lycée pro, j’aime la littérature jeunesse et ado de tout mon p'tit cœur de crapaud.

7 réponses

  1. Oh ben il y a la trilogie (ou plus?) de La petite mort également ! Bande-dessinée par Davy Mourier. Très envie de lire La faucheuse aussi. Et j’ai acheté Rufus le fantôme pour le collège mais n’ai pas encore plongé le nez dedans, mais il est lu par les élèves 🙂

    Aimé par 1 personne

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